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Santé & bien-être

Prendre soin de soi

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Santé

Cancer : la Ligue fait le point sur la recherche

Mélanome, cancer du sein, cancer du pancréas, hémopathies malignes… tous ces cancers ont connu durant les deux à trois dernières années d’importants progrès. A l’origine de ces avancées, la recherche avance sur plusieurs fronts. Ces progrès s’appuient ainsi sur une meilleure compréhension de la cellule tumorale, grâce à l’avènement de nouvelles technologies d’étude du vivant (génomique, protéomique, imagerie médicale, bioinformatique…). De plus, les stratégies pour vaincre le cancer se diversifient : d’un côté, la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie sont de plus en plus performantes ; de l’autre apparaissent de nouvelles approches comme les thérapies ciblées, l’immunothérapie (vaccins curatifs…). Cet élargissement de l’arsenal anti-cancer offre la possibilité de s’attaquer à cette maladie sur plusieurs fronts.Le colloque de la recherche de la Ligue nationale contre le cancer témoigne de la richesse des pistes aujourd’hui explorée pour lutter contre ce fléau. Il est diffusé en direct sur le site de la Ligue à l’adresse : www.ligue-cancer.tv/live/.Organisation non-gouvernementale indépendante, l’action de la Ligue nationale contre le cancer repose sur la générosité du public et sur l’engagement de plus de 727 000 adhérents et  12 000 bénévoles réguliers. Avec 103 comités départementaux, elle lutte contre le cancer à travers trois priorités : la recherche pour guérir, prévenir et protéger, accompagner pour aider. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.ligue-cancer.net David Bême Source : Communiqué de la Ligue nationale contre le cancer – janvier 2012Photo : Ligue contre le cancer

RTT des médecins hospitaliers : un accord trouvé entre l'Etat et les syndicats

Signature d’un accord avec le gouvernement Le 23 janvier, Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et les intersyndicales de médecins hospitaliers, ont signé un accord-cadre relatif à l’exercice médical à l’hôpital. Le but : régler la question délicate des RTT accumulées depuis dix ans par 40 000 praticiens. Depuis la loi de 2002 sur les 35 heures, de très nombreux praticiens hospitaliers n’ont pu apurer les comptes épargne-temps des RTT acquises pendant 10 ans.A l’issue de plusieurs réunions avec les représentants des intersyndicales de médecins hospitaliers, de représentants d’internes, d’assistants des hôpitaux et des services du Centre national de gestion et de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, l’accord prévoit que les praticiens auront dorénavant la liberté de choix entre trois options : Le paiement des jours, La conversion en épargne retraite, La prise de jours de congés. Le coût de l’ordre de 300 euros par jour pourrait atteindre au total 600 millions d’euros. 250 millions auraient déjà été provisionnés par les hôpitaux publics. Selon le communiqué du Ministre, "Xavier Bertrand souligne que la réunion de ce jour marque l’adhésion de toutes les organisations syndicales représentatives de médecins hospitaliers, dont les préoccupations sont pleinement prises en compte". Le Dr François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière (CMH) et l’un des principaux signataires de l’accord, s’avoue satisfait. Sur RTL, le Dr Rachel Bocher, présidente de l’intersyndicale des praticiens hospitaliers avoue qu’il y a beaucoup de réserves, le coût de 300 euros étant inférieur au travail fourni.Les oubliés de l’accord restent sur leur faim Relativisant le coût total de cet accord, le Ministre a voulu se garder de "donner le sentiment qu'il y aurait telle catégorie qui bénéficierait d'attentions particulières" sur RTL. Mais c’est pourtant ce que lui reproche le syndicat Sud Santé qui exige dans un communiqué que "l’ensemble des personnels hospitaliers (NDLR : infirmières, aides-soignants, cadres de santé…) ayant dû accumuler des journées travaillées sur des CET, puissent soit les récupérer, soit être rémunérés, et que les moyens nécessaires soient débloqués en conséquence". D’autres syndicats professionnels dénoncent une atteinte à la démocratie, regrettant de ne pas avoir été invités aux négociations (comme l’intersyndicale Avenir Hospitalier qui regroupe le syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs - SNPHAR -, le Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France - SYNGOF - et la mutuelle des hospitaliers - SMH). Enfin, l’Association des médecins urgentistes de France et la CGT s’interrogent sur la garantie de voir ses accords mis en oeuvre à quelques semaines des élections et dénoncent "la tonalité ultralibérale des autres mesures évoquées pour "renforcer l’attractivité des carrières hospitalières" : annualisation du temps de travail, intéressement aux résultats, contrats d’objectifs…".David Bême Sources : Accord cadre relatif à l'exercice médical à l'hôpital : une attaque contre le statut et un déni de démocratie – communiqué de l’Amuhf du 23 janvier 2012 (accessible en ligne) M. BERTRAND soigne les médecins, et continue à mépriser les personnels soignants  - Communiqué de Sud Santé – 23 janvier 2012 (accessible en ligne) Accord imminent sur les RTT à l’hôpital - RTL – 23 janvier 2012 (accessible en ligne) Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et les intersyndicales de médecins hospitaliers, ont signé ce jour un accord-cadre historique relatif à l’exercice médical à l’hôpital – Communiqué de presse du Ministère du travail, de l’emploi et de la santé – 23 janvier 2012La France est-elle devenue une république bananière ? – Communiqué du SFAR du 19 janvier (accessible en ligne)Photo : JEROME MARS/JDD/SIPA - Une nuit aux urgences à l'hôpital de Beaujon

PIP : seulement un risque d'irritation, affirme la Société française de sénologie

"Le risque de cancer du sein lié au silicone n'existe pas. Le seul problème lié aux prothèses PIP est le caractère irritant lorsque le gel sort de l'enveloppe", a assuré la spécialiste, reprenant les conclusions du groupe de travail mis en place début décembre 2011 à la demande du ministre de la Santé Xavier Bertrand, auquel la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) a participé.Très discrète depuis le début de "l'affaire PIP", la SFSPM a décidé de s'exprimer le 20 janvier dans le cadre d'une conférence sur la prise en charge des cancers du sein qu'elle donnait à l'Académie nationale de médecine. Elle a rappelé notamment qu'elle ne s'était pas exprimée en faveur d'un retrait systématique des implants, ni en faveur d'un retrait dans l'urgence. "On préconise une surveillance seulement lorsqu'il y a une suspicion de rupture de la prothèse".Malheureusement, aux dires du Dr Luc Ceugnart, radiologue au Centre Oscar Lambret de Lille, "il n'existe pas de moyens de dire de façon sûre et certaine qu'il y a rupture ou non". Pour les spécialistes, l'inhomogénéité du gel et la disparition des plis constituent des indicateurs forts de rupture.Les gels de silicone interdits en 1992, réintroduits en 2001"Aux États-Unis, les gels de silicone ont été interdits en 1992 ; en France, l'interdiction a eu lieu en 1995 pour une réintroduction en 2001. Pendant ce laps de temps, des enquêtes à grande échelle ont été menées, lesquelles ont prouvé que le risque de cancer du sein lié au silicone n'existe pas", a rappelé le Dr Nathalie Bricout. Le seul problème détecté alors fut le risque de "coque", ou de durcissement de l'enveloppe de la prothèse, ce qui a conduit les fabricants à améliorer leur matière première. "Seules deux compagnies ont rebondi et suffisamment purifié leurs gels de silicone pour une utilisation dans le domaine médical", affirme l'experte.Et la spécialiste d'expliquer en détails que les silicones sont de qualités différentes selon l'usage auxquels on les destine (industriel, alimentaire, cosmétique ou médical) et que l'irritation observée chez certaines femmes porteuses d'implants PIP est due aux résidus de platine entrant dans la composition du catalyseur, indispensable aux gels de silicone, mais "certainement en quantités supérieures dans ceux de M. Mas". "La silicone du gel va imprégner l'enveloppe de la prothèse. Le problème avec les prothèses PIP, c'est que Jean-Claude Mas [le directeur de la société PIP mis en cause, ndlr] a enlevé la couche barrière au milieu de l'enveloppe" en utilisant de la silicone impropre à l'usage médical, entraînant la fragilité des prothèses. "Les prothèses PIP ont un risque de rupture à 3-4 ans, contre 10 ans pour les autres", a indiqué le Dr Bricout.Jean-Claude Mas n'en était pas à ses premiers ratésCette dernière a indiqué que Jean-Claude Mas n'en était pas à ses premiers ratés en matière de prothèses mammaires. Il y a une trentaine d'années, l'ex-directeur de la société PIP avait déjà fabriqué des prothèses, pré-remplies de sérum physiologique. "Toutes ont rompu en 3 ans", a rapporté la chirurgien-plasticien. Celui que cette dernière n'hésite pas à qualifier de "savant fou" s'est ensuite lancé dans des prothèses en gel hydrophile. "Quand il y avait fissure, le sein doublait de volume. Ce n'était pas dangereux, mais inesthétique", se souvient-t-elle. Et elle ajoute : "Je n'avais pas confiance en lui". Pourquoi alors ne pas avoir prévenu les autorités sanitaires ? "Je n'avais pas de preuve, seulement un feeling".Les conséquences de l'affaire PIP Pour le Dr Rémy Salmon, chef du service de chirurgie à l'Institut Curie à Paris, l'affaire des prothèses PIP "a compliqué les choses dans le processus décisionnel des patientes" confrontées à la question d'une reconstruction immédiate. "Les patientes ont peur, elles risquent d'hésiter à entreprendre une reconstruction après une mammectomie", a-t-il indiqué. Insistant sur le sérieux du marquage CE, Nathalie Bricout a néanmoins reconnu que l'"on [pouvait] regretter l'absence de contrôles inopinés par l'Agence française de sécurité des produits de santé (Afssaps)". Si "le vrai problème de PIP est la malversation indiscutable", la spécialiste estime qu'"il y a des choses à améliorer au niveau de la matériovigilance". La SFSPM a par ailleurs reconnu qu'il y avait probablement eu une sous-notification par les chirurgiens des problèmes rencontrés par les porteuses de prothèses PIP, en raison du caractère lourd et compliqué en termes de gestion. Cette notification est pourtant obligatoire, rappelle-t-on. Par ailleurs, les représentants de la SFSPM ont reconnu que le choix des prothèses PIP avait été dicté par leur coût un tiers moins élevé que celles de la concurrence.Regrettant la "psychose" déclenchée par l'affaire PIP, le Dr Nathalie Bricout a insisté sur le fait qu'"il existe des fabricants sérieux" et que "les implants ont un bel avenir devant eux". Reste à convaincre les femmes de se faire réimplanter des prothèses certifiées conformes par l'Afssaps, qui a perdu beaucoup de crédit dans cette affaire intervenue juste après celle du Mediator ®.Amélie Pelletier SourceConférence de presse de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM), le 20 janvier 2012 à l'Académie nationale de médecine, en présence du Dr Nathalie Bricout, chirurgien plasticien, du Dr Luc Ceugnart, radiologue au Centre Oscar Lambret de Lille, et le Dr Rémy Salmon, chef du service de chirurgie à l'Institut Curie.

71 % des Français veulent imposer des limites à la science

Les Français plébiscitent la rechercheLa recherche scientifique est plébiscitée par les Français, notamment bien entendu en santé avec le traitement des cancers ou le fonctionnement de l’organisme. Dans l’absolu, la recherche génétique ou la compréhension du cerveau sont plébiscitées par 84 % et 90 % des personnes interrogées. Mais lorsqu’on aborde les applications scientifiques concrètes, les avis sont plus partagés : les recherches sur la biométrie ou le contrôle d’identité sont accueillies de manière favorable par 2 Français sur 3 ; 67 % d’entre eux se prononcent en faveur de la recherche sur les embryons mais au-delà du progrès de la science, certaines pratiques sont jugées dangereuses et/ou contraires à l’éthique : seuls 27 % sont favorables à la modification du patrimoine génétique ou 14 % au clonage.Les Français en quête d’information Favorable à la recherche scientifique, les Français sont méfiants à l’égard de ses applications. L’une des raisons pourrait être le manque de transparence des recherches, 53 % ne se sentent pas assez informés sur les enjeux éthiques des avancées de la science et seuls 15 % se disent "tout à fait informés" sur ces sujets. Une perception qui alimente le sentiment de confiscation du sujet par les "experts". Il en résulte une volonté d’être mieux informé et d’imposer des limites à la science pour 7 Français sur 10.Mais lorsqu’on leur demande quels sont les acteurs les plus légitimes pour imposer ces limites, ils sont un grand nombre à citer les scientifiques (49 %) ou des comités réunissant religieux, scientifiques, intellectuels et élus (44 %). Un résultat que le Comité Consultatif national d’éthique juge conforter son rôle. "En donnant des clés de compréhension pour saisir les enjeux liés aux progrès des sciences de la vie et de la santé, le CCNE doit permettre aux Français de se forger une opinion claire sur le rôle et les limites à donner aux sciences de la vie et de la santé" précise le communiqué qui annonce également, dans cette optique, les journées annuelles d’éthique autour du thème "Qui est normal ?".David BêmeSources :Communiqué du CCNE - janvier 2012

Un test pour mieux traiter la fibromyalgie

Une seule maladie mais de nombreux symptômes Douleurs chroniques, fatigue permanente, troubles du sommeil, troubles cognitifs… La fibromyalgie touche 2 à 4 % de la population. Le principal retentissement de la fibromyalgie se traduit par des douleurs articulaires, qui permettent de poser le diagnostic. Face à cette maladie qui garde une part de mystère importante, de nombreuses recherches sont en cours. Cette maladie a fait l’objet d’un rapport d’orientation de la part de la Haute Autorité de Santé en juillet 2010. Selon les recommandations avancées, la prise en charge doit s’appuyer sur quatre volets : l’éducation du patient, qui doit apprendre à connaître sa maladie et en accepter les symptômes ; le traitement "cognitivo-comportemental", qui apprend au patient à gérer ces symptômes, en particulier la douleur chronique ; l’activité physique, que le patient doit maintenir malgré sa fatigue, mais qu’il faut adapter à chaque cas ; les traitements médicamenteux de la douleur et de l’humeur.Mais il est parfois difficile de poser le diagnostic et de pouvoir différencier certains groupes de patients.Identifier des sous-groupes de patients pour mieux les traiterAujourd’hui, Centaure Metrix, entreprise labellisée Genopole®, met à la disposition du corps médical un test de marche permettant de caractériser les patients atteints de fibromyalgie. Différents paramètres de la marche, mesurés par le système Locometrix® sont corrélés aux grandes caractéristiques de la fibromyalgie. Dorénavant, le clinicien peut disposer, en pratique clinique quotidienne et en complément des examens classiques, d’un test de marche qui lui permet de quantifier : L’intensité de la douleur chronique, mesurée par la diminution de la puissance des mouvements ("kinésiophobie") ; L’état cognitif du patient, corrélé à la baisse de régularité des cycles de marche ; la tendance des patients à dramatiser leur état est, par exemple, bien liée à ce paramètre ; L’état de fatigue physique, qui s’exprime par une réduction de l’activité physique, évaluée par la diminution de la cadence des pas.  L’étude vient d’être publiée dans la revue BMC Musculoskeletal Disorders. Ce test constitue un véritable examen complémentaire des tests cliniques classiques, qui permet de différencier des sous-groupes de patients qui expriment cette maladie de manière différente. Au final, l’objectif est de pouvoir mieux rationaliser le traitement de la fibromyalgie, en l’adaptant à chaque catégorie de patients.David BêmeSources :Communiqué commun Genopole/Centaure Metrix - 9 janvier 2012The interest of gait markers in the identification of subgroups among fibromyalgia patients - Bernard Auvinet, Denis Chaleil, Jean Cabane, Anne Dumolard, Pierre Hatron, Robert Juvin, Michel Lanteri-Minet, Yves Mainguy, Laurence Negre-Pages, Fabien Pillard, Daniel Riviere and Yves-Michel Maugars - BMC Musculoskeletal Disorders 2011, 12:258 (étude accessible en ligne)

Prothèses PIP : les autres implants sont conformes

Les autres prothèses mammaires sont conformesS’appuyant sur une campagne d’inspection ayant débuté en septembre 2010, le Pr. Dominique Maraninchi, directeur général de l’Afssaps, n’a pas laissé la place au doute. Selon lui, les 9 types d’implants des autres marques actuellement sur le marché en France sont "conformes". Un message relayé par les fabricants concernés comme Sebbin, Cereplas ou même Amoena (fabricant de prothèses externes). Nous avions réalisé un reportage sur la fabrication des prothèses chez Sebbin, numéro deux français du secteur derrière Eurosilicone.De son côté, les entreprises du médicament (Leem) se disent "très préoccupées par les révélations concernant les prothèses PIP". Pour la fédération de l’industrie pharmaceutique, ce nouveau scandale devrait susciter un "sentiment de défiance" à l’égard du système de santé tout entier, et justifie une amélioration des conditions de sécurité des patients : "Le scandale des prothèses PIP est la démonstration qu’au-delà du médicament, l’ensemble des produits de santé, parce qu’ils touchent à la vie des patients et à l’intimité de leur organisme, requièrent des précautions d’élaboration, d’évaluation et d’utilisation irréprochables".Selon l’Express, toutes les prothèses mammaires de l'entreprise PIP ne contiendraient pas du gel frelaté. Certaines auraient été fabriquées avant 2006 avec le gel de silicone à usage médical Nusil, conformément à la réglementation européenne, selon les déclarations de certains cadres dirigeants aux gendarmes.Vers une évolution législative au niveau national et européen ? Le bilan de la campagne d’inspection sera vraisemblablement disponible d’ici la fin du mois dans le cadre du rapport demandé par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, à la Direction générale de la santé et à l’Afssaps. Ce rapport devrait faire le point sur l’affaire PIP et avancer des pistes d’amélioration concernant le contrôle des dispositifs médicaux, même si cette règlementation est pour l’heure essentiellement européenne. A ce sujet, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand avait appelé le 5 janvier 2012, à un changement de la réglementation européenne sur les dispositifs médicaux avec la mise en place d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour ces produits, à l'instar de ce qui existe déjà pour les médicaments. Le cadre légal européen concernant les dispositifs médicaux doit faire l’objet d’une révision en 2012. Ce rendez-vous est prévu depuis 2008 par la Commission européenne. On peut légitimement penser que l’affaire PIP aura un impact important sur les décisions qui seront prises.David Bême Sources : Quotidien du Médecin – 18 janvier 2012 Communiqué Amoena – 18 janvier 2012 Mot du président des laboratoires Sebbin – janvier 2012 (accessible en ligne) Express du 19 janvier (accessible en ligne) Revision of the medical device directives – Commission européenne (accessible en ligne)Déclarations de Gérard Bapt – RTL (accessibles en ligne)Photo : BEBERT BRUNO/SIPA

Psycho

Jeu du foulard : Mieux informer pour prévenir

Les conséquences possibles de ce jeu dangereux – risque d’arrêt cardiaque, séquelles neurologiques, etc. – sont méconnues des enfants. C’est pourquoi l’Association de Parents d’Enfants Accidentés par Strangulation (APEAS) plaide pour une meilleure prévention, appelant notamment les pouvoirs publics à s’intéresser de près au problème. Même pas mal ! Un enfant sur 10 a déjà joué à un "jeu" d’apnée et d’évanouissement*… Parfois connu sous le nom de "rêve indien", "rêve bleu" ou "jeu de la tomate", le jeu dit du foulard est bien connu des jeunes écoliers : en tout, 63 %  des enfants interrogés disent connaitre de telles pratiques. Le lieu du délit ? L’école (86 % des enfants qui disent y avoir déjà joué) bien évidemment et notamment la cour de récréation. Les motivations ? La plupart du temps, pour faire comme les copains (50 % des enfants qui disent y avoir déjà joué au moins une fois) mais aussi parce que "c’est rigolo" (32 % des mêmes enfants). Et 16 % d’entre eux avouent y avoir joué en quête "des effets bizarres" associés à ces pratiques d’apnées et/ou strangulation. Les risques ? Les adeptes du jeu du foulard n’en ont pas vraiment conscience… 51 % d'entre eux ignorent que ces "jeux" peuvent causer la mort, 63 % ne savent pas que cela peut laisser des séquelles au niveau cérébral ou handicapé à vie (75 %). Mais à l’inverse, ceux qui n’y jouent pas, eux, affirment en grande majorité connaitre ces risques : 82 %  déclarent ne pas y avoir joué justement parce que c’est "très dangereux". Pour une prévention en amont Pour Catherine Vince, vice-présidente de l’Apeas, "il faut donner des armes pour que les enfants sachent dire non, qu’ils sachent que c’est dangereux. Et pour cela, nous devons agir sur deux niveaux : d’une part faire de la prévention primaire dans tous les établissements scolaires, chaque année et d’autre part, établir des plans spécifiques dans les écoles et collèges en danger". Ainsi, la vice-présidente plaide pour qu’une prévention aux jeux dangereux soit inscrite aux programmes scolaires des CE2, CM1 ou CM2, "pourquoi pas dans le cadre du programme des sciences, quand l’instituteur aborde le corps humain ou les mécanismes de respiration", propose-t-elle.   A l’instar du problème de harcèlement à l’école, l’association souhaite voir le ministère de l’Education s’emparer de la question. Par ailleurs, l’association déplore le manque d’investissement des pouvoirs publics sur cette question, alors même que ces jeux seraient responsables de plus d’une vingtaine de décès par année... au minimum :pour les décès des enfants, il n’y a que 4 catégories existantes : maladie, suicide, accident domestique ou homicide. Conséquence, les chiffres manquent et ne permettent pas de mesurer l’ampleur du phénomène.C’est pourquoi l’APEAS insiste sur la nécessité d’une étude épidémiologique permettant d’avoir des réelles données chiffrées, de suivre l’évolution du phénomène et ainsi, mieux le combattre. "Le ministère de la Santé pourrait commander une étude à l’Invs", propose le Dr Bertrand Chevalier, chef du service pédiatrie à l’hôpital Ambroise Paré, "comme cela a pu se voir sur le dossier des morsures de chiens sur les enfants. Cela nous permettrait de mieux cibler les messages de prévention". Mieux informer et former Pour le moment, divers membres de l’association s’affairent à former instituteurs, directeurs d’école, gendarmerie, etc. de manière à ce que chacun puisse repérer, en amont, les signaux d’alerte. Mais les médecins aussi doivent être mieux informés, "car les enfants adeptes de ces jeux dangereux peuvent exprimer divers symptômes : troubles de l’équilibre, troubles de l’attention, maux de tête..", explique le chef de service. Or, les médecins n’associent pas forcément ces symptômes aux jeux d’apnée. C’est pourquoi il est important aussi que les médecins – généralistes, pédiatres, scolaires- soient aussi informés et formés, pour réagir plus promptement". Et bien évidemment, les parents ont eux aussi un rôle à jouer : simplement en abordant ce sujet avec leur enfant pour lui en expliquer simplement les dangers. A partir de quel âge ? D’après cette enquête, certains enfants en entendent parler dès l’école maternelle mais plus généralement, c’est à l’école primaire que ce jeu se popularise.* L'enquête réalisé entre le 29 novembre et 8 décembre 2011 a été financé par le ministère de la Santé et a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1.012 enfants de 6 à 15 ans.Yamina Saïdj Source : Conférence de presse de l’APEAS, 26 janvier 2012Photo : Cour d’un collège - Clamart © DURAND FLORENCE/SIPA

Une campagne nationale contre le harcèlement à l’école

Quatre spots pour informer et sensibiliser Parce qu’enfance et adolescence ne riment pas nécessairement avec innocence, le gouvernement entend faire de la lutte contre le harcèlement à l’école l’une de ses priorités. Pour ce faire, le ministère de l’Éducation vient de lancer, ce mardi 24 janvier, une vaste campagne de sensibilisation et d’information sur ce thème. Les objectifs ? "Interpeller, informer, sensibiliser, mobiliser pour susciter un engagement", a martelé Alexandre Montay, délégué à la communication du ministère.Dans le cadre de cette campagne, 4 petits spots vidéo sont d’ores et déjà disponibles en ligne, sur le site internet gouvernemental, sur les plateformes vidéo Youtube et Dailymotion, ainsi que sur les écrans de France Télévisions. Ces vidéos mettent en scène 3 jeunes adolescentes victimes de harcèlement dans 3 situations différentes : brimades verbales, attaques physiques et fausses rumeurs. "Il s’agit, à travers ces saynètes, de signaler la grande diversité des harcèlements", explique Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire (Dgesco). Un numéro vert et un partenariat avec Facebook Autre mesure mise en oeuvre, la mise à disposition d’un  numéro vert national, le 0 808 80 70 10. Parents et enfants pourront contacter un membre de l’association e-Enfance pour parler librement et évoquer leurs problèmes. Le cas échéant, l’appelant pourra être dirigé vers un référent "harcèlement" de l’académie concernée. "Nous souhaitons résoudre au plus vite tous les cas de harcèlements", espère Jean-Michel Blanquer.  Facebook aussi participe à cette grande campagne "Agir contre le harcèlement à l’école". En effet, avec l’avènement des nouvelles technologies, le harcèlement lui aussi prend des nouvelles formes, dont celle bien connue aujourd’hui du cyberharcèlement. Ainsi, une application "Stop harcèlement" développée pour le ministère a été lancée et permettra d’afficher sur son profil son engagement. "Un peu à la manière d’un badge qu’on affichait sur son blouson dans les années 1980", illustre Michelle Gilbert, directrice de la communication Facebook France. Tous les adultes concernés Par ailleurs, le ministère a rappelé sa volonté d’outiller l’ensemble des acteurs concernés, notamment avec des ressources documentaires et de nombreux guides pratiques, diffusés aussi bien à l’école que sur internet. "Au sein de l’établissement scolaire, l’ensemble du monde adulte, personnel éducatif, scolaire et parents, doivent se sentir concernés par le harcèlement. Il faut faire de la prévention l’affaire de tous", a souligné Jean-Michel Blanquer. La formation des équipes éducatives avec un responsable académique est elle aussi évoquée. Et pour les établissements qui le souhaitent, il leur sera possible de répondre à un appel à projet visant à expérimenter toute initiative visant à lutter contre le harcèlement. Le directeur général de l'enseignement scolaire a cité l’exemple d’un établissement testant un projet de médiation entre élèves, de manière à les responsabiliser. Tous ces types de projets seront financés par le Fonds d’expérimentation de la jeunesse, qui dispose pour cette année d’un budget de 2 millions d’euros.La prise de conscience du phénomène du harcèlement à l’école est relativement récente en France. Tout commence avec le rapport Unicef, publié au mois de mars 2011: pour la première fois en France, le harcèlement à l'école a été l'objet d'une enquête réalisée auprès de 12 326 élèves de classes élémentaires (CE2, CM1, CM2) dans plus de 150 établissements français. Il en ressortait qu’un enfant sur 10 subissait des violences, verbales ou physiques, à l’école. Coordonné par Eric Debarbieux, chercheur et directeur de l'Observatoire international de la violence scolaire, ce rapport a été suivi d’ Assises nationales sur le harcèlement à l'École. La campagne "Agir contre le harcèlement" est le fruit du travail mené depuis. Yamina SaïdjSourceConférence et dossier de presse "Agir contre le harcèlement à l’école", 24 janvier 2011

Quand les femmes se font rares, les hommes mettent plus facilement la main au porte-monnaie…

Partant de l’hypothèse que le sex-ratio, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de femmes et d’hommes, a un impact sur les décisions économiques, Vladas Griskevicius, professeur assistant de Marketing à l’Université du Minnesota, et son équipe ont voulu tester la propension des hommes à dépenser de l’argent.Est-ce l’argent qui dirige le monde ? Selon lui, pour séduire leurs partenaires et ce, quelle que soit la culture, les hommes adoptent plusieurs stratégies, basées sur l’argent, le statut et les produits de consommation.  Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont, dans un premier temps, fait lire des articles à plusieurs participants masculins. Les articles en question décrivaient la population locale, plus ou moins "importante" en femmes. Après lecture, les chercheurs leur ont demandé quel montant ils seraient prêts à mettre de côté chaque mois et dans quelle mesure, ils seraient prêts à emprunter. Résultat : lorsqu’on leur a fait croire que les femmes étaient moins nombreuses, les hommes se déclaraient moins enclins à économiser (- 42%)  mais plus enclins à emprunter (+ 84%). Autre expérience : des photos avec plus ou moins d’hommes et de femmes (mais aussi en nombre égal) étaient montrées aux participants. Ensuite, on leur proposait soit de leur donner directement 20 euros, soit 30 euros un mois plus tard. D’après les chercheurs, quand les femmes se faisaient rares sur les photos, les hommes penchaient plus facilement pour la récompense immédiate…Les femmes elles aussi en attente Enfin, pour étayer leur étude avec des données chiffrées, Vladas Griskevicius et son équipe ont disséqué les données concernant 120 villes américaines. Il s’agissait notamment d’y calculer le sex-ratio et de le mettre en rapport avec des données économiques. Leurs analyses vont dans le même sens que l’hypothèse de départ.La ville de Columbus (Géorgie)  illustre bien le propos : là-bas s’y trouvent 1,18 homme célibataire pour une femme célibataire. A quelques kilomètres de là, la ville de Macon (Géorgie) rassemble 0,78 célibataire pour une femme.  D’après les données obtenues par les chercheurs, les hommes célibataires de Columbus dépensaient en moyenne 3500 dollars de  plus chaque mois que ceux de Macon...Pour l’auteur de l’étude, ses résultats démontrent que "quand il y a plus d’hommes que de femmes, cela change automatiquement nos désirs, nos comportements et notre psychologie toute entière".  Ce cas de figure, selon lui, induit les hommes à adopter un comportement plus impulsif, à économiser moins et dépenser plus pour des achats immédiats. Il est également noté que les femmes, elles aussi, s’attendent à recevoir de plus beaux cadeaux quand elles sont moins nombreuses.Au-delà de son aspect polémique et sexiste, cette étude (critiquable sur le plan méthodologique) souligne l'influence de l’environnement sur nos comportements économiques, réputés être le fruit de décisions mûrement réfléchies.Yamina SaïdjSources :  Communiqué de presse de l’Université du Minnesota, "A Scarcity of Women Leads Men to Spend More, Save Less", 12 janvier 2012Étude : The financial consequences of too many men: Sex ratio effects on saving, borrowing, and spending, Griskevicius V. and al, Journal of Personality and Social Psychology, Vol 102(1), Jan 2012

Autisme : il est urgent de changer le mode de prise en charge

Actuellement, l’autisme touche 600 000 personnes en France. Et d’après les experts, sa prévalence ne cesse d’augmenter, touchant aujourd’hui "un enfant sur 100 contre 1 sur 150 il y a quelques années" précise Michel Favre, président de Pro Aid Autisme. Cette évolution a-t-elle une origine environnementale ? certains chercheurs commencent à se pencher sur la question.Face à cette augmentation, les nombreux parents et membres des associations présents lors de cette journée de débat ont largement insisté sur la nécessité de réformer en profondeur le modèle de prise en charge des enfants autistes, pour une meilleure "prise en compte" comme le soulignait Jean-François Chaussy, ancien député de la Loire en charge d’un rapport sur l’autisme. "En  France, nous manquons cruellement d’établissements spécialisés, et ce, aussi bien pour les enfants que pour les adultes" a martelé Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et président du Groupe parlementaire sur l’autisme.  De plus, "trop peu de ces établissements pratiquent la méthode ABA" a déploré Marie-Anne Montchamp , secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale. Plébiscitée par de nombreux parents d’enfants autistes et professionnels et largement répandue au Canada par exemple, cette méthode ABA (Applied Behavior Analysis) est une technique  qui repose avant tout sur une observation pointue du comportement de l’enfant autiste par un psychologue afin de mieux définir les comportements délétères et les carences. Pour ensuite favoriser le développement cognitif et social de l’enfant. Avec des résultats très encourageants… Conséquences de ce manque d’infrastructures spécialisés et/ou avec des méthodes adaptées : de nombreux parents d’enfants autistes mais également des adultes autistes s’en vont de l’autre côté de la frontière, en Belgique.Par ailleurs, les questions de la formation des auxiliaires de vie scolaires, de budgets alloués à la recherche, du bilan du Plan Autisme 2008-2010, de la sur-représentation des psychanalystes dans le système de soins, de la scolarisation des enfants/insertion professionnelle des adultes ou de la culpabilisation des parents ont également été abordées. Bien qu’ils n’aient pas encore tous été solutionnés, loin de là, ces problèmes ont au moins eu le mérite d’avoir été soulevés et soumis à discussion. "Faisons de 2012 l’année où les projets se développent" conclue Jean-François Chaussy.Yamina SaïdjSource : Premières rencontres parlementaires sur l’autisme, 12 janvier 2012

Zone Xtrême : une mise à mort télévisée en guise de divertissement ?

France 2 diffuse ce soir un documentaire dérangeant illustrant le pouvoir manipulatoire de l'autorité, ici télévisée, et la passivité du public face à ses injonctions. Une précédente expérience de ce type, mais cette fois-ci avec un scientifique en lieu et place d'une animatrice télévisée, avait déjà été réalisée dans les années 60 puis portée à l'écran par Henri Verneuil.  Les dérives de la soumission à l'autorité illustréesParticiper à un jeu télévisé peut vous amuser, vous distraire, parfois vous faire gagner un cadeau ou de l'argent. Mais ces motivations sont-elles suffisantes pour accepter l'inacceptable, pour obéir à n'importe quelle injonction ou suggestion ? Le documentaire de Christophe Nick, diffusé le 17 mars sur France 2 (20h35), semble le prouver : 80 % des candidats à ce jeu présenté comme nouveau vont infliger délibérément des décharges électriques potentiellement mortelles à un candidat (comédien, ce qu'ils ignorent complètement) à chaque mauvaise réponse à une question, ignorant ses cris de douleur et suivant à la lettre les injonctions de l'animatrice. Seuls 16 candidats ont refusé d'aller au bout... Découvrez la présentation de ce documentaire-choc :L'expérience de MilgramComme le souligne le psychologue Jean-Léon Beauvois ci-dessus, "80 % des candidats se sont comportés comme de possibles tortionnaires". Un résultat qui rappelle la métamorphose de citoyens non violents en tortionnaires obéissants à leur hiérarchie lors de sombres épisodes de l'Histoire, et qui dépasse même celui obtenu lors de l'expérience de Milgram, réalisée entre 1960 et 1963 : seuls 69 % des 636 personnes invitées à participer, cette fois-ci, à une étude de l'efficacité de la punition par le choc électrique en cas de mauvaise réponse à une question, avaient été jusqu'au bout (décharges dangereuses pour la santé). Cette expérience de soumission à l'autorité (scientifique et non télévisuelle...) avait été mise en scène par Henri Verneuil dans "I comme Icare" en 1979 :Exploiter la soumission volontaire dans des jeux TV ?La reproduction de cette expérience dans un contexte de jeu télévisé par Christophe Nick signifie-t-elle que nous sommes tous des tortionnaires en puissance, pour peu qu'une autorité nous demande de l'être ? Par ailleurs, cette étude, réalisée à but pédagogique, pourrait-elle aussi correspondre un jour à une réalité télévisuelle, c'est-à-dire faire l'objet d'un véritable jeu télévisé imposant aux participants des risques pour la santé (ou imposant aux participants de faire prendre des risques à d'autres...), à l'instar des jeux mortels décrits dans la nouvelle "Le prix du danger", de l'écrivain de science-fiction Robert Sheckley, sortie en ... 1958 ? Un film, encore français, avait d'ailleurs été réalisé en 1982 par Yves Boisset à partir de cette nouvelle, film qui mettait en scène des candidats prêts à mourir pour gagner :Des dérives et soumissions déjà visibles dans la télé-réalité En quelques années, les épreuves destinées aux candidats à des jeux télévisés sont passées du calcul mental et aux questions de culture plus ou moins générale ("Des chiffres et des lettres", "Questions pour un champion", "Motus", etc.) à des situations plus éprouvantes, basées sur l'immersion dans un contexte aliénant, 24 heures sur 24 ("Le Loft", "Nice People", "Star Academy", "Fear Factor", ...). Ces émissions dites de "télé-réalité", qui jouent sur l'isolement, l'obéissance, l'humiliation et la domination (de la production, mais aussi entre les participants), nécessitent d'ores et déjà l'assistance de psychologues et psychiatres, payés par les sociétés de production pour éviter tout dérapage trop grave.   Malgré ces précautions toutes relatives, ces derniers mois en France ont donné lieu à des escalades inquiétantes : "Secret Story" (TF1), dernière émission du genre ayant remporté un franc succès d'audience, a ainsi basé ses émissions sur les dénonciations, les petitesses, les trahisons, la violence psychologique voire physique, le tout pour gagner de l'argent... et la célébrité. Il y a quelques semaines, une candidate a également été exclue de la "Ferme Célébrités" (toujours TF1) pour avoir... menacé un autre candidat avec un couteau !   Certaines faiblesses sociétales sont donc d'ores et déjà bien instrumentalisées sur nos écrans, en France comme dans les autres pays, sous la forme d'émissions poussant à bout, psychologiquement et physiquement, des candidats lambdas. Et ce documentaire de France 2 semble démontrer que les participants sont prêts à aller plus loin dans la soumission, le déni de la réalité ou la passivité face à l'inacceptable. Une nouvelle qui réjouit probablement certains producteurs, qui cherchent à mettre en place des concepts de plus en plus tordus pour captiver une audience tendant à s'essouffler, mais qui ne peut qu'inquiéter les professionnels de santé et les sociologues, tout comme les téléspectateurs qui découvriront ce soir ce documentaire.   Une diffusion en forme d'électro-choc ?   Jean-Philippe Rivière (mise à jour : janvier 2012)  Sources :- France 2, via Dailymotion, mars 2010- Wikipedia, l'expérience de Milgram

Le déclin cognitif débuterait dès 45 ans…

On le sait, la durée de vie ne cesse de s’allonger, ce qui n’est pas sans poser problèmes (retraites, fin de vie, etc.). A ce titre, la découverte faite par Archana Singh-Manoux de l’Inserm risque de compliquer le challenge du  "bien veillir". En effet, son équipe a cherché à déterminer l’âge du déclin cognitif, généralement admis à 60 ans mais toujours discuté. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les données cognitives de plus de 7000 Londoniens âgés de 45 à 70 ans. Ces personnes étaient suivies depuis plus de 10 ans (depuis 1997) dans le cadre de l’étude épidémiologique Whitehall II. Durant ces 10 années, les fonctions cognitives de ces  5198 hommes et 2192  ont été évaluées 3 fois grâce à des tests. Pour juger de leurs capacités cognitives, 4 critères ont été retenus : la mémoire, le vocabulaire, le raisonnement et la fluence verbale.  Au final, il apparaît que les scores "cognitifs" des participants baissent dans tous les domaines, sauf pour le vocabulaire, qui lui, se maintient avec l’âge. A noter que les chercheurs avaient pris en compte les différences de niveau d’éducation dans leurs calculs.  Sur 10 ans, les capacités cognitives des personnes âgées entre 45 et 49 ans baissent de 3,6 % et de 9,6 % dans la tranche 65-70 ans."Déterminer l'âge auquel le déclin cognitif commence est important parce que des interventions comportementales ou pharmacologiques conçues pour changer les trajectoires de vieillissement cognitifs sont probablement plus efficaces si elles sont appliquées dès le début du déclin" souligne Archana Singh-Manoux. Yamina Saïdj   Source : "Le déclin cognitif apparait dès 45 ans", communiqué de presse de l’Inserm, 5 janvier 2012   Etude : "Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study", A Singh-Manoux and a BMJ 2012; 344 doi: 10.1136/bmj.d7622 (5 janvier 2012)

Médicaments

Cancer du rein métastatique : l'interruption du traitement par inhibiteurs de tyrosine kinase est envisageable

L'avènement des thérapies ciblées a révolutionné le traitement des cancers du rein métastatiques qui ne bénéficiaient d'aucune chimiothérapie efficace. Ceci est particulièrement vrai avec les inhibiteurs de tyrosine kinase, comme le sunitinib (Sutent ®) ou sorafenib (Nexavar ®), qui ont porté à plus de 2 ans la survie globale de la moitié des patients. Plusieurs cas de rémissions complètes ont même été observés, amenant les cancérologues à se poser la question de l'arrêt du traitement. Pour approfondir cette question, les Drs Laurence Albiges et Bernard Escudier, cancérologues et spécialistes du cancer du rein et de l'immunothérapie à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR), ont mené une étude rétrospective auprès de 64 patients en rémission complète avec des inhibiteurs de tyrosine kinase, seuls ou en complément d'une thérapie locale (chirurgie, radiothérapie ou radiologie interventionnelle).Parmi ces patients, 36 étaient en rémission complète sous l'un des deux inhibiteurs de tyrosine kinase pré-cités, tandis que les 28 autres cas l'étaient avec un traitement local en plus : - Sur les 28 patients uniquement sous inhibiteur de tyrosine kinase qui ont stoppé leur traitement, 17 (soir 61 %) étaient en rémission complète 255 jours après.- Sur les 25 patients qui ont interrompu leur traitement associant un inhibiteur de tyrosine kinase et un traitement local, 12 (soit 48 %) étaient en rémission complète 322 jours après.Pour les auteurs, ces résultats montrent que "l'arrêt du traitement après rémission complète sous inhibiteurs de tyrosine kinase est une option acceptable". Ils encouragent néanmoins la réalisation de travaux supplémentaires pour "identifier les facteurs biologiques prédictifs du risque de récidive post-rémission complète, après l'arrêt du traitement".Amélie Pelletier Source"Complete remission with tyrosine kinase inhibitors in renal cell carcinoma", Journal of Clinical Oncology (publication en ligne). Communiqué de presse de l'Institut Gustave Roussy, le 23 janvier 2012.Crédit photo : STEVENS FREDERIC/SIPA

Mediator ® : l'Inserm lance une étude sur l'évolution des atteintes cardiaques

Réalisée à la demande de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), cette étude d'observation "vise à étudier l'évolution échographique des atteintes valvulaires (régression, stabilité ou progression) chez les patients traités par benfluorex", explique l'Afssaps dans un communiqué.L'Inserm a besoin de recruter environ 1 000 patients qui ont pris du benfluorex entre 2006 et 2009 et qui présentent des images de valvulopathies de grade 1 ou plus. Le suivi annuel durera 3 ans, il sera réalisé par échocardiographie-Doppler. Les personnes qui souhaitent participer à cette étude peuvent se renseigner sur les modalités de pratiques en contactant l'équipe de recherche par : - téléphone : 01 57 27 75 74 - mail : reflex.U700@inserm.fr- fax : 01 57 27 75 66L'inclusion des patients est prévue courant juin. Des bilans intermédiaires seront fournis à 1 mois de l'inclusion, puis tous les 3 mois, avant une analyse intermédiaire annuelle.Amélie Pelletier Source :Communiqué de l'Afssaps et synopsis de l'étude REFLEX (Recherche sur l'évolution des fuites valvulaires et benfluorex), le 23 janvier 2012.Crédit photo : VALINCO/SIPA

La pilule soulage les douleurs menstruelles

La moitié voire les trois quarts des jeunes femmes souffrent de douleurs pendant leurs règles. On parle de dysménorrhée. Ces douleurs surviennent généralement dans les deux ans qui suivent l'arrivée des règles (il s'agit de dysménorrhées primaires). Les dysménorrhées sont dites secondaires lorsqu'elles surviennent vers l'âge de 30 ans. Il faut alors consulter pour  identifier la cause de ces douleurs et écarter une éventuelle pathologie plus grave (fibrome, endométriose). Très handicapantes, elles entraînent de fréquents arrêts de travail et un fort absentéisme scolaire.Dans le cadre des dysménorrhées primaires, le traitement est généralement limité à la prise d'anti-inflammatoires, d'antispasmodiques ou d'analgésiques qui permettent de soulager les symptômes. Bien que cette indication ne soit pas autorisée par l'Autorité européenne du médicament, certains médecins n'hésitent pas à prescrire des contraceptifs oraux combinés pour éliminer ces douleurs menstruelles. De nombreux travaux ont porté sur cette question, mais leurs conclusions contradictoires n'ont jamais permis d'affirmer son efficacité à soulager les douleurs associées aux règles.Le Dr Ingela Lindh et ses collègues de l'Institut of Clinical Sciences à l'Université Gothenburg en Suède ont interrogé trois groupes de femmes âgées de 19 ans en 1981, 1991 et 2001 puis, 5 ans après, à l'âge de 24 ans, pour savoir si elles souffraient de dysménorrhée et connaître leur mode de contraception. Les femmes ont été contactées par courrier et invitées à remplir un questionnaire de 40 questions d'ordre à la fois général (taille, poids, antécédents médicaux), et spécifique (douleurs menstruelles et utilisation d'un contraceptif oral). Ils ont ensuite évalué l'intensité des éventuelles douleurs menstruelles à l'aide de deux échelles : l'échelle VMS (verbal multidimensional scale), qui détermine des niveaux légers, modérés ou sévères, et l'échelle analogique visuelle (VAS), qui consiste à indiquer sur une échelle de 10 cm le niveau auquel se situe la douleur.Au total, près de 1 400 femmes ont répondu aux chercheurs, qui ont mis en évidence une différence significative en termes de douleur entre celles qui prenaient la pilule et les autres. "Nous avons trouvé que l'utilisation d'une pilule contraceptive combinée réduisait la dysménorrhée de 0,3 unités, ce qui signifie qu'une femme sur trois voit sa douleur régresser d'un grade sur l'échelle VMS (par exemple de douleur sévère à douleur modérée) […] Sur l'échelle VAS, la réduction de la douleur était de 0,9 mm", rapporte le Dr Lindh.Les chercheurs ont par ailleurs constaté que les femmes nées en 1982 avaient tendance à se plaindre davantage de dysménorrhée, évoquant des douleurs plus importantes, que celles nées en 1962. "Nous n'avons pas vraiment d'explication. C'est peut-être dû au type de contraceptif oral utilisé, par exemple en raison des différences de quantités d'oestrogène ou du type de progestérone contenu, ou à une différence d'appréciation de la douleur chez les femmes nées en 1982, qui seraient plus sensibles ou plus promptes à se plaindre par rapport aux femmes du même âge mais nées plus tôt".S'ils souhaitent inclure le traitement de la dysménorrhée, les laboratoires pharmaceutiques  devront mener un essai clinique. En attendant, la prescription de la pilule contraceptive combinée a pour unique indication la contraception.Amélie Pelletier SourceThe effect of combined oral contraceptives and age on dysmenorrhea: an epidemiological study", Human Reproduction (résumé en ligne).

Certains antidépresseurs utilisés pendant la grossesse pourraient être dangereux pour le bébé

L’hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAP) est une augmentation de la pression sanguine dans les poumons menant à l'essoufflement et à une difficulté à respirer. C'est une maladie rare (1,2 naissance sur 1000 en moyenne) mais grave, qui a des liens étroits avec l'insuffisance cardiaque.Une étude conduite sur plus d’1,6 million de naissances Les chercheurs du Centre de pharmaco-épidémiologie de l'Institut Karolinska de Stockholm a analysé 1,6 million de naissances survenues entre 1996 et 2007 dans 5 pays nordiques : Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède. Les bébés ont été examinés après 231 jours (33 semaines). Environ 11 000 mères avaient pris des antidépresseurs en fin de grossesse et environ 17 000 en début de grossesse. Ces femmes étaient généralement plus âgées et plus souvent fumeuses. Par ailleurs, 54 184 mères ont eu un diagnostic psychiatrique, mais ne prenaient pas de médicaments.En prenant en compte de nombreux facteurs (tabagisme, IMC, année et poids de naissance, maladies maternelles…) et différentes classes médicamenteuses d’antidépresseurs, les résultats ont révélé que sur 11 014 mères qui ont pris des antidépresseurs en fin de grossesse seulement 33 bébés (0,2 %) sont nés souffrant d'hypertension pulmonaire persistante et sur 17 053 mères qui les ont utilisés en début de grossesse, seulement 32 bébés (moins de 0,2 %) ont été diagnostiqués avec cette maladie. Au total, 114 bébés dont les mères avaient déjà été diagnostiquées avec une maladie mentale se sont révélés atteints d’HTAP, ce qui est le double du risque en l'absence de prise d'antidépresseurs.Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine augmentent encore le risque d’HTAP En se focalisant sur les différents antidépresseurs utilisés chez ces femmes, les auteurs ont identifié des dangers propres à une certaine classe thérapeutique d’antidépresseurs. Le risque chez des femmes prenant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS), tels que le Prozac ou le Zoloft, après la 20e semaine de grossesse est d’environ 3 cas pour 1000 femmes. Bien que restant donc très rare, cela correspond à plus du doublement du risque d’hypertension pulmonaire persistante lorsque ces médicaments sont pris en fin de grossesse.Les auteurs recommandent ainsi la prudence vis-à-vis de ces molécules chez les femmes enceintes. Une conclusion reprise dans un éditorial accompagnant cette étude et écrit par des chercheurs canadiens du Motherisk Program Hospital for Sick Children de Toronto et de l'École de pharmacie de l'Université d'Oslo. David Bême  Source :Selective serotonin reuptake inhibitors during pregnancy and risk of persistent pulmonary hypertension in the newborn: population based cohort study from the five Nordic countries - Helle Kieler et al. - BMJ 2012;344:d8012 (étude accessible en ligne)

Les substituts nicotiniques : arnaque ou véritable aide au sevrage ?

Une étude américaine s'interroge sur l'efficacité des substituts nicotiniquesL'étude, diffusée sur le site de la revue Tobacco Control, a porté sur 787 adultes ayant récemment arrêté de fumer. Ils ont été suivis pendant 6 ans et interrogés à trois reprises (entre 2001 et 2002, 2003 et 2004, et 2005 et 2006) sur les aides au sevrage auxquelles ils avaient éventuellement eu recours (patchs, gommes à mâcher, inhalateurs, sprays nasals mais aussi entretien avec un tabacologue, un coach ou tout autre conseiller) et sur le succès de leur démarche d'arrêt.Sur les 480 personnes qui ont accepté de répondre au deuxième entretien, près d'un tiers (30,6 %) avaient rechuté ; la même proportion (31,3 %) avait également rechuté entre le deuxième et le dernier entretien. Un fumeur sur cinq avait utilisé des substituts nicotiniques, mais seulement 7,5 % y avaient eu recours plus de 6 semaines entre 2001 et 2002 et 13,3 % entre 2003 et 2004. Sur ce point, les chercheurs soulignent qu'"en dépit de la popularité des substituts nicotiniques, très peu de fumeurs qui souhaitent arrêter suivent les recommandations qui préconisent d'utiliser le produit pendant 8 semaines".Le seul facteur de risque prédictif de rechute entre les deux premiers entretiens était la durée de l'abstinence avant l'entrée dans l'étude : ceux qui avaient arrêté de fumer pendant plus de 6 mois au cours des deux années précédant cette étude avaient ainsi deux fois moins de risque de rechuter que ceux dont l'abstinence n'avait pas excédé six mois (respectivement 17 % et 35 %). Sur la seconde période, le taux de rechute était significativement supérieur chez les personnes qui s'étaient aidés des substituts nicotiniques sans l'aide d'un professionnel de santé (52 %), par rapport à celles qui avaient pris des substituts sur les conseils de leur tabacologue (30 %) ou celles qui n'avaient pas eu recours aux substituts (22 %). Les auteurs ont ainsi calculé que le risque de rechute le plus élevé concernait les anciens fumeurs très dépendants recourant aux substituts nicotiniques sans le soutien d'un professionnel (risque multiplié par 2,68 par rapport ceux qui n'utilisaient pas les substituts). Pour les auteurs, "cela peut indiquer que certains fumeurs très dépendants considèrent les substituts nicotiniques comme une sorte de pilule magique, et, une fois qu'ils réalisent qu'il n'en est rien, ils se retrouvent sans aide dans leur démarche d'arrêt du tabac, alors vouée à l'échec". Ils concluent que "le résultat principal est que les personnes qui arrêtent de fumer rechutent dans des proportions équivalentes, qu'ils utilisent ou non des substituts nicotiniques […] Cela jette le doute sur l'efficacité relative des substituts nicotiniques à l'échelle de la population"."Un message délétère", pour le Dr Anne BorgneInterrogée par Doctissimo, le Dr Anne Borgne, qui dirige l'unité d'addictologie à l’hôpital René-Muret (AP-HP), estime que le message véhiculé par cette étude est "extrêmement délétère". "C'est beaucoup trop réducteur d'annoncer que les substituts nicotiniques ne sont pas efficaces dans l'arrêt du tabac sur la base d'une étude purement mathématique. La dépendance au tabac ne se réduit pas à la dépendance à la nicotine, il s'agit d'une dépendance également sociale et psychologique que l'utilisation de substituts nicotiniques ne peut évidemment pas régler à elle seule".Même réaction de la part du Dr Olivier Bernard, tabacologue à Paris. "Il est déraisonnable de dire que les substituts nicotiniques sont inefficaces. Il existe suffisamment d'études pour dire qu'ils ont une certaine efficacité mais qu'elle est faible". Pour ce spécialiste, la prise en charge d'un fumeur qui souhaite arrêter de fumer nécessite de déterminer son type ainsi que son niveau de dépendance. On distingue ainsi la dépendance à la nicotine de la dépendance psychologique et comportementale. "Entre 10 et 20 % des fumeurs sont très peu voire pas du tout dépendants au tabac. Pour ces personnes, l'arrêt du tabac est facile, dès la première tentative, car ils n'ont pas le sentiment de perdre quelque chose en arrêtant et ne font donc pas de dépression, ne prennent pas de poids, etc.".À côté de cela, environ un tiers des fumeurs est peu dépendant à la nicotine, un tiers l'est moyennement et un dernier tiers l'est fortement. Pour ces derniers, "il est scandaleux de les faire arrêter sans traitements substitutifs, estime le tabacologue. Car bien dosés, l'association des patchs et des formes orales de nicotine supprime tout effet de manque pendant la période de sevrage", et prévient ainsi tout risque de souffrance, de dépression ou de prise de poids. "C'est grave de laisser souffrir, déprimer ou prendre du poids des gens qui sont en manque de nicotine", estime le médecin. La période de sevrage dure en moyenne 3 à 4 mois, mais peut s'étendre jusqu'à 6 ou 7 mois chez les gros dépendants. Et le Dr Bernard de prévenir : "il n'y a pas d'enjeu à vouloir gagner du temps en réduisant les doses de nicotine".Amélie Pelletier SourcesA prospective cohort study challenging the effectiveness of population-based medical intervention for smoking cessation, 10 janvier 2012, Tobacco Control, édition en ligne (résumé accessible).Propos recueillis auprès du Dr Olivier Bernard, tabacologue, le 11 janvier 2012, et du Dr Anne Borgne (unité d'addictologie à l’hôpital René- Muret), le 12 janvier 2012.

Rappel de l'Equanil et des spécialités orales contenant du méprobamate seul

A la suite de la procédure nationale de réévaluation par l’Afssaps du rapport bénéfice/risque des spécialités contenant du méprobamate seul, et dans l’attente des conclusions de l’évaluation européenne,  l’Afssaps a décidé de suspendre l’autorisation de mise sur le marché des spécialités orales à base de méprobamate seul. Ce retrait intervient en raison du rapport bénéfice/risque défavorable des spécialités contenant du méprobamate seul, indiquées pour réduire la tension et l'anxiété. Cette décision avait été prise en octobre 2011. Laboratoire Sanofi-Aventis France •    EQUANIL 250 mg, comprimé enrobé boîte de 20 comprimés •    EQUANIL 250 mg, comprimé enrobé boîte de 100 comprimés •    EQUANIL 400 mg, comprimé enrobé sécable boîte de 10 comprimés •    EQUANIL 400 mg, comprimé enrobé sécable boîte de 100 comprimés Laboratoires M. Richard •    MEPROBAMATE RICHARD 400 mg, comprimé sécable boîte de 500 comprimés •    MEPROBAMATE RICHARD 200 mg, comprimé boîte de 1000 comprimés L'Afssaps demande aux médecins et pharmaciens de : - de ne plus instaurer de traitement avec ces spécialités.  - d’informer vos patients actuellement traités que ces médicaments ne seront plus disponibles à compter du 10 janvier 2012.  - d’envisager dès à présent une autre prise en charge des patients. - d’arrêter progressivement le traitement.David Bême avec RelaxnewsSources :- "Spécialités contenant du méprobamate seul : Suspension des autorisations de mise sur le marché (AMM) à compter du 10 janvier 2012", Afssaps, 5 octobre 2011, accessible en ligne- "Spécialités contenant du méprobamate seul (voie orale) - Retrait du marché" - Afssaps, 11 janvier 2012, accessible en ligne

Forme et Sport

Spa : ce qu'on va aimer en 2012

En Amérique du nord, les amateurs de spa optent pour des soins ancestraux, comme des séances en caves de sel (pour respirer de l'air salé), les péloïdes (utilisation de boue pour traiter la peau), balnéo (eau) et thalasso (eau de mer) thérapies.Les séances de sauna et de hammam, qui laissent la peau plus douce et plus fraîche, seront très appréciées, de même que les traitements au sel, qui datent de l'empire romain. Une approche pragmatique poussera également les clients, en quête de résultats rapides et visibles, vers des mini-traitements abordables. Les soins proposés dans les centres commerciaux ou dans les aéroports sont de plus en plus demandés.SPAA a également remarqué des différences culturelles. Les Européens s'intéressent aux soins express, très développés aux Etats-Unis, mais également aux inimitables spas asiatiques. Cela dit, les marques spécialisées se développeront également en 2012, creusant l'opposition entre les petits établissements locaux et les grandes chaînes.Autre grande tendance: les vacances au spa, qui seront prisées par les familles et les groupes l'année prochaine.Source : Relaxnews

Une vague artificielle offre des sensations extrêmes à Paris Plages

Envie de défier la puissance des rouleaux, mais vous êtes coincé sur Paris... Pas de souci, la plage vient à vous avec cette année, une nouvelle attraction. A l'occasion des 10 ans de Paris Plages, vacanciers et touristes testeront une vague artificielle de 15 mètres de long sur 6 mètres de large. Petits et grands pourront s'élancer gratuitement sur le nouveau surf de poche de la marque Tribord, le Splizer. Le simulateur de vagues artificielles sera ouvert gratuitement tous les jours, de 13h à 19h, pendant toute la durée de Paris Plages, c'est-à-dire du 21 juillet au 21 août. S'ils ne disposent pas d'un maillot de bain, les participants se verront prêter gratuitement une combinaison par la marque Tribord, qui mettra aussi à leur disposition le surf de poche baptisé Splizer. Ce nouvel objet de plage gonflable a la particularité de pouvoir se plier pour se glisser dans un sac. Les pratiquants doivent saisir les poignées pour s'élancer et glisser sur l'eau, dans des zones où ils ont pied. Ces initiations ludiques donneront lieu à des moments conviviaux immortalisés par des photographes présents sur place.Source :RelaxnewsPhoto : © Tribord

34 millions de Français pratiquent une activité physique

Le chiffre est éloquent : en France, plus de 60 %des Français ont déclaré avoir pratiqué uneactivité physique au moins une fois par semaine, lors des12 derniers mois. Forte de ces bons résultats, ChantalJouanno, ministre des Sports, a déclaré ouverte, enConseil des Ministres le 29 mars, l'Assemblée du Sport.Du 29 mars jusqu'à fin juin, tous les acteurs du milieusportif travailleront à rénover les structures d'accueilsportives. Les Français sont quelques 34 millions à pratiquerune activité physique ou sportive, au moins une fois parsemaine, dont 16 millions sont licenciés dans un club.Pour faire face à ces chiffres en hausse constante, laministre des Sports, Chantal Jouanno a donc décidé demettre en place l'Assemblée du Sport pour "revoirl'articulation des rôles entre les différents acteurs etde clarifier les responsabilités de chacun". "L'Etat, lemouvement sportif, les collectivités territoriales, le mondede l'entreprise et la société civile", se rencontrerontpour mettre en place de grands chantiers pour améliorer lesstructures et l'offre d'activités physique et sportive."Il faut identifier les besoins et évaluer lesévolutions, c'est ainsi que nous pourrons réduire lesinégalités en matière de pratique", expose laministre dans la présentation du programme.Les acteurs ont jusqu'à fin juin pour trouver les clésqui permettront de développer les axes pour un sport etéthique.Juliette RobinSource : Présentation du programmel'Assemblée du Sport, disponible en ligne, mars 2011

Camille Lacourt et Jérémy Stravius se partagent la médaille d'or

Incroyable ! Les deux nageurs français Camille Lacourt et Jérémy Stravius ont remporté le titre de champions du monde du 100 m à Shanghai en réalisant le même temps de 52,76 secondes. Un coup double exceptionnel pour la France qui n'avait jamais jusqu'à lors obtenu ce titre. C'est la deuxième fois dans l'histoire des Championnats du Monde de natation que deux sportifs se partagent la première place du podium. En 2007 à Melbourne (Australie), le Canadien Brent Hayden et l'Italien Filippo Magnini avaient remporté le titre de champion du monde du 100 mètres nage libre. Découvrez la finale en vidéo : Stéphanie MoyalSource : Europe 1 - juillet 2011

Thierry Mugler félicite Oscar Pistorius pour sa qualification olympique

Oscar Pistorius, triple champion paralympique de sprint s'est qualifié mardi 19 juillet pour les Championnats du Monde (des valides) de Corée d'août prochain, en courant le 400 mètres à Lignano (Italie) en 45''07' (minima qualificatif 45''25'). Un rêve qui se concrétise pour ce sportif amputé des deux jambes à l'âge de onze mois et qui court à l'aide de deux prothèses en fibre de carbone. Oscar Pistorius pourrait se qualifier pour les JO de 2012Au-delà de cette performance exceptionnelle, Oscar Pistorius concrétise le rêve pour lequel il se bat depuis de nombreuses années : passer en dessous du temps qualificatif pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012. Pour y participer, il devra à nouveau réaliser cette prouesse entre le 1er janvier et le 30 juin 2012. Sa participation à des compétitions avec de athlètes valide avait suscité la polémique en 2007 et 2008. La Fédération Internationale d'Athlétisme lui avait refusé en première instance la possibilité de courir parmi les athlètes valides estimant que les prothèses lui donnaient un avantage et de ce fait s'apparentaient à une forme de dopage. Mais en appel, le Tribunal arbitral du sport avait accepté la demande du coureur.la Maison Mugler félicite ce champion d'exception Son combat pour courir avec les valides démontre sa force de caractère et sa persévérance. Deux atouts qui ont séduit la Maison Mugler qui a choisi Oscar Pistorius pour incarner la ligne A*Men depuis février 2011. Une égérie soutenue et encouragée par la marque qui "se rallie aux mondes sportif et médiatique pour féliciter Oscar Pistorius pour cette qualification historique, et lui réitère son soutien le plus chaleureux et enthousiaste pour les futurs challenges qu'il va relever". Stéphanie MoyalSource : Communiqué de presse « Oscar se qualifie pour les JO", Thierry Mugler, le 27/07/2011

Adidas habillera le XV de France dès juillet 2012

L'Equipe de France de rugby changera d'équipementier en juillet 2012. La Fédération Française de Rugby annonce jeudi 28 juillet avoir choisi Adidas pour imaginer la tenue des joueurs de Marc Liévremont. La marque aux trois bandes, qui succède à Nike, officiera aux côtés des Bleus jusqu'au 30 juin 2018. "Adidas a déjà été partenaire de la FFR jusqu'à la fin des années 90. Avec ce nouveau partenariat, Adidas étoffera à la fois son implication auprès des équipes nationales dans différents sports et renforcera également son leadership mondial dans le rugby" explique la porte-parole de la marque aux trois bandes. Les joueurs de l'équipe de France de football avaient fait le chemin inverse, en passant d'Adidas à Nike après le dernier mondial sud-africain.Source : Relaxnews